nine fait style genre

Thés, trips et pommes de terre.

Sacré Jojo.

Je suis amoureuse de la Vérité sur l’affaire Harry Quebert.  J’ai comparé ce livre avec tous les livres lus par la suite et personne ne tient la comparaison. Pas même le nouveau, qui est pourtant canon comme tout. 

On s’est déjà un peu parlé de la Vérité sur l’affaire Harry Quebert, et j’ai conseillé ce livre au moins une fois à toutes les personnes que je connais. Pour plusieurs simples et bonnes raisons, qui sont les suivantes.
C’est un roman très, très bien écrit. Rythmé tout pile juste comme il faut pour qu’on ne fasse pas chier, pas une seconde. Mais pas sur-rythmé genre « ouai, bon euh, faut pas abuser non plus, merci le réalisme ».
Il se passe, objectivement, un paquet de trucs dans ce bouquin. Y’a du retournement de situation à la pelle, du suspense, des personnages qui déçoivent, qui touchent, qui inquiètent. Ca pourrait être trop pour la compréhension globale tellement ça bouge, mais c’est tellement bien écrit et bien organisé que tout coule de manière très fluide et parfaitement addictive.

Et avec Le livre des Baltimore, le nouveau Joël Dicker, le nouveau moment de vie de Marcus Goldman, c’est pareil. C’est écrit par le même type et c’est toujours aussi bien écrit. C’est une signature d’écriture presque invisible. Ce ne sont pas des mots, des tournures de phrases qui font qu’on sait que c’est de lui. C’est la structure. Ce livre, lui aussi, est écrit comme un film. Alors, comme un film, on a des scrupules à appuyer sur pause.

Les personnages sont des vrais gens. Ils n’ont pas nécessairement la même vie que vous et moi, mais ils ont les mêmes pics de gloire et de déchéance. Les mêmes instants de classe et de honte. Ils sont fidèles en étant coupables. Ils sont pleins de vie, jusqu’à ce qu’ils soient vides. Ils sont parfaitement humains.
L’histoire est unique, en ce qu’on doute un peu de pouvoir vivre ce genre de vie un jour. Mais réaliste en ce que les personnages sont pleinement conscients de l’aspect exceptionnel de leurs existences.

C’est beau. C’est une belle histoire, bien écrite.
Alors pourquoi garder la Vérité sur l’affaire Harry Quebert en tête de mon classement ?
Si la recette est la même, pourquoi ne laisse-t-elle pas le même goût ?
Bah ça. C’est bien ce que je me demande quand je goûte les crêpes de ma grand-mère, éternellement meilleures que les miennes.

Dans le cas de ce livre, je dirais simplement que les enjeux sont différents. Ce n’est plus un homme qui raconte l’histoire d’un autre homme, mais un homme qui se raconte lui-même et apprend, en allant, à aimer, détester, pardonner, tous les gens importants de sa vie.
C’est peut-être moins une enquête, bien que suspense soit bien présent. L’infime différence est probablement là. Simplement dans mes goûts personnels, qui me poussent toujours davantage vers les romans policiers, que vers les mémoires.
Mais encore, ce livre semble être les deux à la fois.
Le mystère reste entier pour moi. On parle probablement seulement d’une sensation, un machin minuscule qui fait que.

Toujours est-il que mon avis, c’est que vous devriez le lire, vous aussi. 

1 Comment

  1. Ok, ok, je vais lire la Vérité sur l’affaire Harry Quebert alors !

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